On dormirait sous des tonnelles
En fer qui reflètent la lune
Le monde est crade que veux-tu
De la pluie tomberait dans les urnes
Et leurs cendres
Mon amour
Dans le puits
Les tortures du plaisir
Verraient naître le jour
Laisse-moi mettre au feu
Quelques lettres d’amour
Laisse-moi mettre au four
Quelques langues de bois
Chauffe ! Meurs. Mange. Et bois.
Je t’attendrai s’il faut
Jusqu’aux calendes grecques
On a tout le temps
D’être ensemble à la fête
On gobera des huîtres
Et de ces mouches vertes
Ou bleues
Qui te tournent la tête
Il y a des étoiles
Au fond de tes yeux
Ça fait un trou noir
A la place de Dieu
Tu ne crois plus en rien
Mais tu souris quand même
Et moi quand je vois ça
Tout bêtement je t’aime.
(c) Thaddée Sylvant, Collapsus
Lundi 25 mai 2009